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DE L’ENTREPRENEUR DE L’ANNÉE A GUÉRISSEUR – Guillaume GAUTHEREAU

DE L’ENTREPRENEUR DE L’ANNÉE A GUÉRISSEUR – Guillaume GAUTHEREAU

Hello les amis, est-ce que vous avez la patate? Envie de découvrir un entrepreneur plein de valeurs, avec un parcours assez atypique? Guillaume est de base sortie d’une école de vétérinaire, et je dis bien de base.

Comment Guillaume GAUTHEREAU en étant  étudiant vétérinaire à pu créer sa première entreprise de service? Cet entrepreneur , nommé entrepreneur de l’année en 2012 aux États Unis, nous explique pas à pas comment il a commencé à créer ses entreprises dont Tosty.com mais surtout comment à t’il développé ces entreprises, pour qu’elle voit le succès au point d’engager 100 personnes, avoir 4 étages d’un building New-Yorkais et faire des levers de fonds à 18 millions de Dollars. Est-ce que sa à été un long fleuve tranquille pour lui, ou plutôt un gros torrent de montagne? Comment as t’il réussit à gérer, driver sa vie, ses soucis pour aujourd’hui se tourner vers quelque chose de complètement différent, qui est guérisseur.

C’est une interview très inspirante pour moi, de quelqu’un qui est passé par énormément d' »état » au cours de sa vie. Une personne plein d’expériences avec de précieux conseils qui vous évitera surement de perdre beaucoup de temps et d’argent.

Si toi aussi, tu veux profiter d’un Millionnaire mindset en OR, rejoins-nous !

 

Voici la transcription de la vidéo:

 

Hello les amis. Bienvenus dans cette nouvelle vidéo. Aujourd’hui on est avec Guillaume. Enormément d’expérience, énormément d’histoires. C’est quoi ? 20 ans dans l’entrepreneuriat ? Un peu plus ?

 

-Ouais

 

-Un peu plus. On va parler de ça du coup dans quelques minutes les amis. Vous allez voir beaucoup d’inspiration, beaucoup d’expérience à prendre dans cette vidéo. C’est parti.

 

Salut Guillaume. Merci beaucoup de venir partager avec nous aujourd’hui. C’est un grand plaisir pour moi de t’interviewer et de partager ton histoire du coup sur ma chaîne. Est-ce que tu peux nous partager un petit peu en quelques mots. Qui es-tu ?

 

-Je suis un entrepreneur et je suis aussi un guérisseur. Je suis à New York maintenant depuis 12ans.

 

Ouais

 

-Je suis Français donc j’ai passé pas mal de temps en France mais j’ai aussi pas mal vadrouillé à l’étranger.

 

Qu’est-ce que tu as fait rapidement en quelques<0:01:03> c’est un peu une timeline dans ta carrière d’entrepreneur ?

 

-Dans ma carrière d’entrepreneur j’ai monté trois boîtes différentes : une première boîte en France dans la première bulle internet dans les années 90-99 au début d’internet. J’irai monter une boîte après aux Etats-Unis puis une deuxième boite aux Etats-Unis, une boîte de e-commerce jusqu’ en 2008 et puis ça a été ma dernière expérience internet aux Etats-Unis.

 

Ok alors avant ça parce que j’ai un petit peu quand même des recherches, tout ça. Tu n’as pas du tout étudié dans le domaine, dans ce domaine-là. Tu as étudié dans quel domaine ? Comment est-ce que tu as commencé tout ça ?

 

-Bah je suis vétérinaire à la base donc très diffèrent

 

Ce qui m’est tout drôle.

 

– J’ai fait l’école de maison a Alfort donc Paris l’école vétérinaire et puis j’ai bossé puis j’ai bossé dans l’agroalimentaire en fait dans le pet food, l’alimentation animale pendant sept à huit ans au début de ma carrière.

 

Ouais

 

-Voila !

 

Et du coup, la question naturelle un peu c’est comment du coup t’es venu l’entrepreneuriat ? C’est quoi ton démarrage finalement dans ce monde un peu de l’entrepreneuriat ?

 

-En fait j’ai monté ma première boîte internet quand j’étais étudiant en veto, à l’école. J’avais une idée qui me trottait dans la tête qui était de monter une boîte de conseil auprès des entreprises pharmaceutiques et des boites de pet food parce que je trouvais qu’on avait un bon contact avec les vetos. Je me suis dit : « Si on appelle les métaux, ils vont nous donner toutes les réponses dont on a besoin. » Et en plus les étudiants en veto, ils ne sont pas chers. Donc si je recrute des étudiants en veto, ça ne va pas être cher. Voilà et donc j’ai monté une boîte quand j’étais en deuxième- troisième année à l’école.

 

Génial

 

-Donc pendant plusieurs années, j’ai développé cette boîte et je crois qu’on avait une quarantaine d’employés, étudiants quand je suis parti de l’école.

 

Enorme

 

– La boîte existe toujours d’ailleurs à la maison Alfort. Elle existe toujours …

 

Waouh ! C’est génial !

 

-Enfin 20ans après ouais.

 

-Finalement tu l’as incubés quoi dans l’université.

 

-Dans l’école veto, voilà et puis il y a quelqu’un d’autre qui a repris la boite, voilà quand je suis parti.

 

Génial ! Du coup, pourquoi tu as démarré dans l’entreprenariat ? Pourquoi tu as démarré ce premier projet du coup ?

 

-Je crois que j’avais le virus un peu d’être…de monter  ma propre boîte en fait depuis le début. Voilà, j’ai une famille où mon grand-père était entrepreneur. Il a monté plusieurs boites. J’ai toujours été très fasciné par mon grand-père. Et je pense que j’avais ça dans le sang. J’avais le virus de monter ma boite. J’ai aussi bossé…la moitié de ma carrière, je l’ai fait pour des grosses boites. Donc je n’ai pas fait qu’un entrepreneur. J’ai fait un peu des allers-retours. J’ai fait ma boite, après  une grosse boite. J’ai bossé pour quelqu’un. Je suis retourné en tant qu’entrepreneur. Apres je suis retourné dans le monde corporate et je suis retourné dans mon entreprenariat donc j’ai fait pas mal …

 

La navette

 

-D’aller-retour, entre les deux voilà. J’ai été voir les deux côtés un peu du miroir.

 

Ok ouais et justement c’est quoi ta vision de ça ? Du coup, par exemple, quand tu travaillais en grosse boite, est-ce que tu avais l’impression d’entreprendre ton salariat ? C’est quelque chose que j’utilise beaucoup comme expression. C’est quoi ta vision par rapport à ça ?

 

-Oui j’ai eu la chance…La plupart des  boites dans lesquelles j’ai travaillé, surtout j’ai eu la chance d’avoir des boulots…j’étais PDG de plusieurs filiales de boîtes françaises donc en tant que PDG, on a quand même de l’attitude de manœuvre.

 

Il vaut mieux j’imagine.

 

-Parfois pas toujours mais en tout cas dans certaines des sociétés dans lesquelles j’ai travaillé j’avais… c’était assez entrepreneuriale. Quand je suis arrivé en tant que patron de <0:04:18> aux Etats-Unis donc je dirigeais une grosse équipe, on avait des magasins sur l’ensemble du territoire américain. Il fallait ouvrir de nouveaux magasins. Il fallait recruter notre équipe. On gérait notre inventaire. On gérait vraiment complètement bien donc c’est très entrepreneurial d’une certaine façon. La différence c’est qu’il y a un boss <0:04:36> mais bon en tant qu’entrepreneur, on a parfois aussi un boss qui s’appelle un investisseur donc c’est un peu différent.

 

Same same quoi finalement. Donc tu as entrepris aussi finalement toute ta carrière que ça soit salarié ou à ton compte selon toi ?

 

-La plupart de mes jobs, ouais. Tout à fait. Et quand ce n’était pas entrepreneurial dans ma carrière, je ne suis pas resté très longtemps.

 

-D’accord. Une question souvent que je pose aux entrepreneurs que je rencontre et même aux gens que je rencontre en général, est-ce que selon toi on nait entrepreneur ou on le devient ? Tu as dit juste avant que tu avais ça dans le sang. Est-ce qu’on nait entrepreneur ou est ce qu’on le devient?

 

-C’est une question difficile. Il faut faire attention à qui écoute s’il y a des gens qui ne sont le pas et qui veulent le devenir. Je pense qu’il y a toujours une possibilité de le devenir. Si on ne nait pas, on ne se ressent pas comme un entrepreneur voilà mais je pense qu’en  effet,  il y a un appel. On sent qu’on a envie de monter une boîte et voilà on a la capacité ou pas après ça c’est une autre question. Il y a plein de gens je pense qu’ils vont…ils veulent être entrepreneur. Moi je fais beaucoup de consulting, de coaching de patrons et d’entrepreneurs et quand je rencontre des gens que je pense qui n’ont pas le profil, je leur dis. Et je leur dis pourquoi. Maintenant s’ils peuvent corriger la course  et puis  le faire voilà, mais je pense que les gens ne se rendent pas toujours compte des sacrifices, de la difficulté que ça demande de monter une entreprise. On voit souvent les success story, les belles histoires mais ils ne se rendent pas compte que la plupart des gens qui sont entrepreneurs, c’est beaucoup de travail et pas toujours un succès monétaire, pas toujours un succès.

 

On ne voit pas les layers du dessous quoi.

 

-Voilà

 

Alors je pense qu’il y a deux targets principaux pour peut-être pour te conditionner un peu. Tu as effectivement tout ce bassin des jeunes entrepreneurs dont je fais partie, ou des gens qui ont envie de créer quelque chose, qui ont envie de créer un premier projet, qui ont envie d’une vie différente, d’une <0:06:24> potentiellement différente aussi et je pense qu’il y a ce deuxième stade de personnes. Je ne voyais pas ça du tout comme ainsi bien à la base, des gens de 40 ans, des gens qui ont déjà vécu une première vie, qui veulent soit monter leur première boîte, soit qui ont déjà monté des boîtes et qui ont eu à un moment donné un espèce de coup de mou dans leur secteur d’activité, qui veulent potentiellement exploiter internet ou qui veulent exploiter d’autres leviers qui n’ont pas exploité avant donc c’est je pense qu’il y…c’est un panel finalement assez large tu vois. Mais ouais, ces deux profils-la,  avec ces jeunes effectivement qui ont plein d’énergie, plein d’ambition mais qui ne voient pas la galère et potentiellement ces gens plus expérimentés, qui eux ont peut-être trop vu les galères et en plus cette traction, tu vois, cette énergie, cette motivation.

 

-Ouais je pense que…c’est moi je pense c’est  plus difficile si on a été très longtemps une boîte et dans un métier corporate parce qu’on ne se rend pas compte de ce que ça demande d’être entrepreneur. Moi je travaille souvent avec des gens qui sont dans le deuxième cas donc qui sont dans des boites depuis très longtemps et ils ont fait de la finance, ils ont fait de l’argent. Ils ont envie de se reconvertir etc mais ils ont l’habitude de certaines structures de support qui vont…qu’ils n’auront pas dans l’entreprenariat. Ils ont l’habitude de déléguer et d’avoir des gens qui font des tâches bien spécifiques. En tant qu’entrepreneur, on fait  un peu tout hein. On balaie son bureau le soir et puis on répond aux fournisseurs et puis on fait les interviews etc. Et pour pas mal de gens, des fois c’est un peu difficile de se reconvertir à cause de ça. Voilà et s’ils ont beaucoup d’argent il arrive à le faire des fois un petit peu parce qu’il peut…il va recruter beaucoup de gens au début de façon à faire ça mais si on n’a pas tellement l’argent pour le monter et se reconvertir, dès fois ce n’est pas toujours évident si on n’a pas la capacité de justement faire toutes ces choses très différentes etc.

 

Cette niveau, cette polyvalence quoi finalement. Ce serait quoi ton plus gros souvenir en tant qu’entrepreneur bad et enfin bon et worst ?

 

– Bon ben je crois que c’est quand même la réussite de  Totsy donc ma dernière boîte. On avait démarré à deux avec mon co-fondateur Christophe et puis en trois ans, on a eu un peu plus de 50 employés. On avait plus de 50 millions de dollars à New York. Pour deux Français, c’était une belle histoire.

 

C’est l’american dream ?

 

-Voilà c’est l’american dream un petit peu donc ça reste une très belle histoire. Le worst c’est peut-être la même histoire parce que ça ne n’est pas terminé très bien. C’était très difficile sur la fin. La boîte s’est vendue mais très mal, des conflits en interne compliqués avec nos investisseurs etc etc. donc c’est toujours bitter sweet comme on dit en anglais. Il y a toujours un peu ce sentiment que oui en effet ça s’est bien passé mais ça aurait peut-être pu se passer encore mieux. Voilà mais très souvent les entrepreneurs c’est toujours ça les aventures donc il y a toujours un côté qui a été très difficile et puis il y a des fois que des côtés très sympas. Voilà qui fait qu’on continue, qui fait que tous les jours, on se lève et qu’on va au boulot mais ce n’est pas toujours voilà, flamboyant.

 

J’entendais une anecdote tout à l’heure que tu disais où tu as dormi pendant trois mois dans ton bureau avec ton matelas derrière ton truc.

 

-Ah oui ça c’était la première bulle internet.

 

Quand tu as commencé au tout début. Est-ce que selon toi, ce sont des sacrifices qui sont essentiels, importants où il faut cette notion un petit peu de travailler dur où on va complètement pousser nos limites et… ?

 

-C’est clairement un investissement très important. Les gens qui viennent me voir en disant : «  Je vais monter ma boite sur le côté. Je vais garder mon job. Je vais faire ça pendant deux-trois ans. Puis quand ma boite va vraiment pouvoir me payer, je vais quitter mon job. » Ca, ça ne se passe jamais c’est-à-dire que personne ne réussit dans ces conditions-là. Ça c’est…il faut être assez clair. C’est une personne sur un million qui<0:10:03>. Il faut mettre tout son énergie, tout son focus. Il faut quand on marche dans la rue, quand on parle, quand on rencontre des gens, il faut leur parler que de ça, que de ce qu’on est en train de faire et les gens ont besoin de nous voir en tant qu’entreprenant dans cette boîte et si on se balade avec une carte de visite de son boulot et d’autres choses, ça ne marche pas parce qu’on n’a pas le focus permanent. Ça demande tellement d’énergie de démarrer un projet. C’est comme la boule de neige au début hein, il faut pas mal de temps <0:10:25> que si on n’est pas 100% focus dessus… il y a des gens…si c’est une très bonne idée quelqu’un va faire la même chose avec 100% de focus et va nous doubler. Il va nous écraser. Si c’est une mauvaise idée, c’est une mauvaise idée. Mais voilà donc je pense que ça vraiment il faut avoir le focus complet dessus. Et c’est évidemment énormément travail.

 

OK tu es en adéquation avec ça. Si aujourd’hui avec ton recul et ta vision, tu devais élaborer quatre, cinq étapes qui sont selon toi essentiel pour créer un projet from scratch, qu’est-ce que ce serait?

 

-Je pense que la première c’est de tester son idée beaucoup avant de démarrer. Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’ils ont une idée originale ce qui n’est souvent pas le cas. Ca a déjà été fait ou essayé donc c’est bien de savoir comment ça était fait, essayé, les gens qui se sont plantés, pourquoi ils se sont plantés. Tester son idée parce que souvent on n’a pas suffisamment de recul. On est un peu dans sa vision des choses. Et on a souvent du mal à entendre les critiques, des gens qui disent : «  Ça ne va pas marcher » etc et la tout le monde dit : « Bah oui mais les gens de Facebook, les gens de Amazon ont dit ça n’a pas marché etc » .C’est vrai qu’à ces exemples-là mais des fois il y a des cas, des  arguments qui sont valides et donc de…je pense qu’un entrepreneur qui réussit dans tout ce que je connais,  ils sont capables de prendre beaucoup de critiques, de les écouter, de les  implémenter. Ça ne veut pas dire qu’il faut changer complètement la course qu’on est en train de faire mais peut être écouter, ça veut dire peut-être qu’il faut pivoter un petit peu l’idée de début etc. Donc ça c’est un élément je pense fondamental.

 

Et c’est basé peut-être sur l’entourage du coup : savoir t’entourer de gens bienveillants ?

 

-L’entourage, voilà, etc!  Ça vient sur mon deuxième point c’est qu’il faut avoir un groupe de gens qui sont seniors, qui ont déjà une expérience dans le business, dans cette industrie. Moi…par exemple Totsy c’est dans l’univers des parents. Moi je ne suis pas mariée, je n’ai jamais eu d’enfant. Je ne connais rien à l’univers de la maman aux Etats-Unis. Donc, on s’entourait d’un board, d’advisors, de gens qui avaient déjà fait ça dans industrie : l’ancien patron de Toys R Us aux Etats-Unis, enfin des gens aux connaissent très bien, à grande échelle ce business-là et donc ce sont des gens qui nous ont aidés gratuitement au début en tant qu’advisor,  de pivoter le projet etc qui nous ont amenés nos investisseurs, qui nous ont amené la

connaissance du marché que nous on n’avait pas… Christophe et moi, on est tous les deux célibataires, sans enfant donc aller vendre des produits maman américaine, ce n’était pas spécialement…

 

C’était un petit challenge

 

-Ouais c’était un petit challenge. Je n’allais pas <0:12:48> Donc ça c’était un élément important. Je pense que le troisième élément important c’est qu’il ne faut pas sous-estimer la durée que ça va prendre pour démarrer. Souvent on a l’impression : Je vais démarrer un site, dans six mois il va ouvrir, dans douze mois, on va faire tant de revenus. Dès que c’est un projet en technologie en général, c’est toujours en retard. Il y a toujours des problèmes lancement. J’ai rarement vu des choses se lancer …

 

A l’heure.

 

-A l’heure où même quand il y a beaucoup d’argent et même quand les gens sont smart parce que ça se passe juste comme ça. Donc il faut être capable de se dire : est-ce que j’ai les ressources pour financer mon appartement, ma vie peut-être pendant les deux prochaines années, pas les six prochains mois. Souvent les gens se retrouvent à cours.

 

Et du coup ils doivent pivoter, ils abandonnent

 

-Ils doivent pivoter, ils sont encore plus stressés. Il y a déjà le stress du boulot mais en plus il y a le stress de savoir comment je vais payer mon loyer le mois prochain etc . Donc je pense que c’est important de se dire : ok quel est le plan b ?  Si jamais dans un an, on ne fait pas d’argent, je peux toujours quand même payer de façon à ce que je peux bouger dans la vie. Et il y a plein de façons de le faire sans avoir trop d’argent mais de …c’est savoir que ça peut prendre mal de temps.

 

Tu parlais de ressources excuse-moi. Je t’interromps rapide. Tu parlais de ressources financières. Je vois aussi énormément de gens avoir ce lack de ressources mais de mental quoi finalement abandonnée parce que putain six mois, j’avais prévu que ça allait se lancer avant. J’abandonne parce que je n’ai pas l’énergie, parce que je n’ai pas la motivation, parce que je n’ai pas la vision. Ça veut dire selon toi, il y a d’autres ressources que le financier qu’il faut visualiser comme ça en amont  où il va falloir qu’on soit prêt ?

 

-Il faut avoir la passion pour son projet. Il faut savoir qu’on va nous dire non 200 fois et peut-être qu’on va nous dire oui une fois. Il faut clairement avoir la gnaque. Il faut clairement être celui qui croit au projet le plus donc c’est à dire quand plus personne n’y croit, il faut être celui qui y croit. Evidemment, pas de façon aveugle mais de façon réaliste mais il y a clairement des moments où dans la vie d’une boîte, moi chez Totsy, je me rappelle hein. Ça faisait un an et demi que la boîte existait, on avait cinquante employés. On est en train de faire notre premier, notre deuxième levée de fond. On n’arrivait pas à trouver l’argent et on était à trois jours de la payroll .Aux Etats-Unis, la payroll, elle est… c’est la responsabilité personnelle du patron c’est-à-dire que si les gens ne sont pas payés, c’est on doit le payer

 

-C’est chez toi.

 

-C’est chez moi.  Quand on commence à voir 50 employés, ça fait une payroll assez importante. Voilà et donc il y avait un stress très important pour moi cette semaine-là. Et on a finalement trouvé l’argent genre la veille de la payroll voilà. Et il faut être capable de vivre avec ça, de se lever le matin, d’aller encourager ses équipes, de faire comme si tout allait bien, de dire aux investisseurs tout va bien etc mais d’être capable en même temps de faire avancer le navire donc il faut être capable de prendre la pression et le stress. Ça c’est souvent ce que gens ne se rendent pas compte. Ils ont l’impression que c’est un  long fleuve tranquille <0:15:30> Il a réussi à monter une boîte. Il a été successful. Mais c’est… en permanence, on marche sur cette ligne entre eux. On va fermer la boîte et on va continuer c’est à dire qu’on marche vraiment dans cette ligne pendant très longtemps donc là ce n’est jamais black and white voilà donc c’est jamais aussi clair que ça, parfois salée pendant quelques temps mais très rapidement même nous quand on avait levé notre troisième …on avait levé 18 000 000 de dollars. Ça fait beaucoup d’argent d’un coup sur le compte bancaire mais on savait que c’est quelque chose qui allait nous durer 12 ou 18 mois et comme il faut 12 ou 18 mois pour  lever d’argent c’est à dire quand on levé 18 000 000, on est reparti chercher de l’argent. C’est-à-dire qu’on a un fond, qu’on avait arrivé, on a célébré un soir et puis voilà et puis le lendemain, on était au travail

 

La tête dans le guidon

 

-Voilà il faut toujours être  concentré et garder son focus etc. Garder sa motivation ce n’est pas toujours évident.

 

Right, plein d’énorme insight là-dedans je pense. Par rapport à cette vision, je voulais suivre une trame mais là je vais m’obliger de sortir. Tu es en train de parler de 18 000 000 sur une deuxième levée. Tu m’as dit que tu venais d’un milieu qui était entrepreneur, d’entrepreneurs mais est-ce que tu avais cette vision de te dire qu’un jour tu allais lever 18 000 000 pour ta boîte, que tu allais avoir 100 personnes en dessous de toi ?  Je ne sais pas cette notion de thing big. Est-ce que c’est comme ça que tu as construit ta première boîte ? C’était quoi ton état d’esprit par rapport à cette notion de faire aussi gros, aussi grand un jour ?

 

– Deux questions. On savait qu’on voulait monter une boîte et qu’on voulait la faire grandir mais je pense que ni Christophe ni moi, dans l’aventure de la boîte on a pensé au début qu’on allait être aussi gros. Même 50 employés j’allais dire, c’est déjà un rêve d’en avoir  10 ou 20 ou30. Voilà ! Mais comme ça s’était fait de façon très naturelle, on a ajouté tous les mois des gens. En fait, moi un jour on se rencontre on a un quart  d’un étage d’un building et puis en fait trois ans après on a quatre étages dans le building. Voilà, mais ça se fait tout doucement en fait donc en fait  c’est un peu comme tes enfants, tu ne les vois pas grandir et puis un jour ils s’en vont de la maison. Et ils vont se marier. Tu as l’impression qu’ils étaient en berceau la semaine d’avant. Moi ça m’a fait un peu cette impression là Totsy en fait. Evidemment, je réalisais parfois mais on ne réalisait pas autant que les gens de l’extérieur peut-être qui venaient nous voir tous les ans et qui disaient : « Mais c’est incroyable. Il y a un an, on est venu, vous aviez un étage maintenant vous en avez trois. » Donc en fait la motivation n’a jamais été  en se disant : « Il faut qu’on ait 200 employés etc » C’est vrai qu’il y avait une motivation sur la taille de la boîte peut-être se dire il faut qu’on atteigne sa taille, de chiffre d’affaires etc mais ça s’est fait petit à petit donc moi c’est comme …je dis toujours : « Il faut monter ton escalier mais vraiment comment ? La tête dans le guidon parce qu’il y a beaucoup de choses à faire tous les jours. On se focus sur la marche d’après. Et tous les jours, on se focus sur la marche d’après. On n’est pas en train de se dire comment je vais sauter dix marches parce que sinon on va se casser la gueule de toute façon.

 

-Bien sûr

 

-Voilà donc c’est quel est le problème du jour ? Qu’est-ce qu’on doit accomplir dans la semaine qui arrive ? Vraiment c’est ça. Les objectifs sont souvent très courts hein un mois. On se doit de refaire notre plateforme  peut-être c’est un projet à 6 mois mais la plupart des projets, ce sont des urgences en plomb …On a dans un site de ventes privées où tous les jours les produits sont nouveaux et différents. Tous les jours, il y a des centaines de produits à shooter, des centaines de produits à mettre en ligne, des centaines de produits à livrer et donc c’est vrai que l’urgence allait de gérer un service qualité au quotidien avec le client et pas vraiment de se dire ah ben il faut qu’on fasse 50millions dans deux ans même si le plan financier nous disait ça.

 

Et comment tu fais pour prendre justement suffisamment de recul et garder cette vision, cette ligne directrice, d’aller là où tu voulais aller à l’époque ? Quand …justement tous les jours…

 

-Ouais c’est la difficulté en fait c’est toujours… c’est ce qu’on dit.

On dit que d’être entrepreneur ce n’est pas de courir un sprint, c’est de courir un marathon. Et donc il faut savoir se ménager, voilà, ce que beaucoup d’entrepreneurs ont du mal à faire c’est à dire avoir des moments de repos, faire de la méditation, faire du sport, avoir une hygiène de vie très bonne parce qu’en général les entrepreneurs n’ont pas toujours parce que il faut être émotionnellement stable, présent etc, parce qu’émotionnellement ça va prendre énormément et il y a un moment où on va craquer. Moi j’avais l’avantage d’être avec un partenaire,  ce qui aussi a beaucoup aidé parce que quand y en a un qui allait… je me rappelle les soirs  où Christophe, il avait la tête dans les baskets. Il n’en pouvait plus. Voila ! Il était déprimé. Il ne savait pas si on allait continuer. Je le remontais  le moral et puis, il avait des soirs où c’était Guillaume. Guillaume, il  n’en pouvait plus rien <0:19:45>s’arrêter. Christophe, il était la derrière moi me disant : « On va y arriver. Tu vas voir. Ce n’est pas la fin etc. » Et on avait joué vraiment un beau duo comme ça. Ça m’a vraiment aidé. On a parlé souvent avec Christophe. Je me rappelle à l’époque, on se disait : « Tu vois c’est marrant, c’est drôle. Il y a des semaines où je  n’étais pas bien. Toi, tu n’étais pas bien. » Et ça aide vraiment.

 

C’est le balance.

 

-Dans les points du début quand tu demandais les piliers à faire attention, je pense que le choix de son partenaire, des gens avec qui on va travailler est aussi très important.

 

Essentiel. Ça tombe bien parce que du coup, on va faire transition un petit peu sur ton changement de vie et de vision par rapport au boulot. Juste avant ça j’ai vu une vidéo de toi dans laquelle tu dis qu’en 2015 quand on te remet le prix de l’entrepreneur de l’année…

 

-En 2012

 

-2012 pardon aux Etats-Unis je crois, c’est Time square c’est ça ?

 

-Ouais

 

Quand on remet le prix e-way de l’entrepreneur de l’année, tu dis que c’est le moment le plus triste de ta vie.

 

-Ouais, en fait c’est marrant<0:20:41> C’est le moment le plus heureux parce que c’est le moment où j’ai décidé de changer et de trouver ma passion dans ma vie, qui n’était pas ce que je faisais. Donc j’allais dire en fait, ce n’est pas le moment le plus heureux mais c’était le moment où j’étais le plus malheureux à l’intérieur de moi.

 

Comment est-ce qu’on peut devenir le plus malheureux quand on est élu l’entrepreneur de l’année et qu’on a rêvé pendant peut-être 20 ou 25 ans

d’entreprendre ?  

 

-C’est une bonne question. En fait je pense que moi j’ai rencontré beaucoup de patrons de boîte,  de PDG, des gens avec qui je travaille quand je fais du coaching développement, d’entrepreneurs qui ont eu beaucoup de succès. Et il y a

beaucoup de gens qui ont énormément un très bon succès peut-être financier, un très bon succès de carrière, peut-être des choses comme ça mais qui ne sont pas heureux dans leur vie. Ils ont l’impression qu’il y a autre chose et moi, il y avait autre chose. Le truc c’est je ne sais pas ce que c’était. J’avais en plus à l’époque…

donc c’était en 2012. On travaillait énormément. La boîte était déjà très grosse à l’époque. On a été prendre la troisième levée. C’est toujours un stress très important. J’avais une relation avec ma copine à l’époque qui se passait vraiment très mal. Je sortais énormément. Je buvais beaucoup etc etc et donc je ne me sentais pas heureux. J’avais clairement plein de symptômes dans ma vie qui disaient que je n’étais pas heureux. Et je pense que la souffrance, elle était encore plus forte parce que je lisais toutes ses interviews. On était à télé, à la radio etc. Deux mois on me disait : «  Guillaume, il est successfull. He is an amazing entrepreneur.etc »Donc on me dit ces choses-là. Et le problème c’est que je ne me reconnaissais pas dans les choses que je lisais. Et quand je suis monté sur scène pour la nomination d’entrepreneur de l’année, en fait j’ai regardé les gens qui étaient là. Il y avait, je ne sais pas 500, 1 000 personnes. C’était un énorme hall. Et tout le monde avait envie d’être Guillaume voila..

 

Et toi tu n’avais plus envie d’être toi-même.

 

– <0:22:27> Surtout ne pas être Guillaume. Voilà peut-être ils ne veulent pas être Guillaume et en fait, j’ai l’impression d’un mensonge, que je portais un masque en fait parce qu’il fallait que je souris. Evidemment, il y avait la télé. On était là etc donc il fallait garder la face. On sait les Etats-Unis, everything is great. Voilà mais en fait quand on connait l’envers de la médaille, il y a 30 %, on dit qu’aujourd’hui il y a  30 % des entrepreneurs qui sont déprimés, qui souffre de dépression profonde. On ne parle pas juste des gens qui sont un peu stressés. 1/3, voilà, il y a un taux de suicide important chez les entrepreneurs voilà donc il y a quand même un bien-être émotionnel qui souvent…on ne s’en occupe pas parce que ce n’est pas la priorité. La priorité c’est grandir la boite, c’est le…c’est de lever de l’argent, c’est d’avoir des belles interviews etc. Le problème c’est que derrière il y a des hommes, des femmes et que souvent ces gens-là, ils n’ont pas grand monde à qui en parler peut-être juste à la maison parfois. On parle rarement de nos employés de ça parce qu’on a envie de continuer de les motiver. On en parle rarement à nos VC, à nos investisseurs parce qu’ils veulent nous voir sourire et content etc. Et on se retrouve très vite assez isolé en fait. J’étais un pivot dans ma vie ouais je ne savais pas à l’époque.

 

Ta vie d’homme ?

 

-Ma vie d’homme voila !

 

Plus que ta vie d’entrepreneur

 

-Voilà exactement

 

-Et donc justement aujourd’hui, tu as décidé de faire un autre voyage ?

 

-Voilà complètement différent.

 

Pourquoi ? Comment ? Parle-nous en un petit peu.

 

-C’est bon pour le…pour en parler rapidement et quand  je suis parti de Totsy, de l’aventure de Totsy, je suis parti en Inde pendant un an, en Inde,  au Népal, dans d’autres pays pour me retrouver. C’était vraiment l’idée. Je voulais faire du volontariat chez Mère Teresa et dans d’autres organisations humanitaires. Et durant ce voyage de transformation pour essentiellement pour me ressourcer, pour me retrouver personnellement, j’ai eu une expérience spirituelle assez profonde, expérience mystique comme on dit, qui m’a profondément touché, profondément changé et qui m’a mis sur un chemin complètement différent dont je n’ai jamais pu rêver ou penser avant. Voilà, sur mon métier aujourd’hui où je fais un métier de guérisseur, voilà, qui est très différent de ce que j’aurais pu imaginer dans ma vie si on m’avait dit ce que je faisais aujourd’hui <0:24:47> ça y a sept ou huit ans, vraiment des gens avec un regard très bizarre

 

Justement donc du coup c’est spiritualité etc. Est-ce que tu croyais à ça avant ? Est-ce que tu étais  déjà peut-être croyant même ? Est-ce que tu avais cette idée de religion ? On parle beaucoup parfois de l’importance de la spiritualité ou on va dire du développement personnel et spiritualité dans l’entreprenariat. Tu l’as expérimenté bien visiblement. Est-ce que tu avais peur de ça ? Quelle était ta vision de ça avant ? Et comment ça t’es apparu un peu ?

 

-Je n’ai jamais été religieux on va dire <0:25:29> de la religion. Maintenant je fais beaucoup, j’utilise des pratiques religieuses de religion différente dans ma pratique aujourd’hui. Donc je n’ai pas de problème particulier avec les religions.

 

Mais tu n’étais pas croyant ? Tu n’es pas d’une famille croyante ?

 

Non, je n’étais pas dans une famille croyante mais j’ai toujours pensé qu’il y avait quelque chose d’autre.

 

ok

 

-Voilà j’ai toujours eu ce côté un peu spirituel. J’ai toujours eu un contact avec la nature, très profond. J’ai toujours été un peu on va dire rêveur ou attiré par les choses un peu mystique.

 

-ok

 

-Voilà. Tous les expériences un peu spirituels moi ça m’a toujours attiré.

 

-ok

 

-Ca faisait longtemps. Voilà longtemps. J’ai commencé à étudier la méditation dix ans avant de partir de Totsy. J’avais  exploré on va dire des chemins spirituels avant ça. J’avais lu beaucoup de bouquins sur les chemins spirituels etc. En habitant aux Etats-Unis, moi j’étais toujours très intéressé par la tradition spirituelle des Indiens d’Amérique etc. Donc j’avais déjà exploré ça des années avant de démarrer Totsy en fait.

 

-D’accord. OK. Donc tu étais déjà

 

-C’est pas du tout…voilà entre lire des bouquins et  faire de la pratique personnel et de devenir ce que je suis devenu aujourd’hui …

 

Mais tu étais déjà  connecté à tout ça et tu avais…

 

-Cà m’intéressait. Ça m’intéressait et en fait l’appel, elle a toujours été là en fait. Je me suis rendu compte après que l’appel il avait déjà commencé,  juste que je ne savais pas comment écouter quoi. C’était un  peu trop bruyant en haut là pour entendre  en bas quoi !

 

OK et donc tu as décidé de partir voyager et d’expérimenter tout ça à d’autres niveaux.

 

-Voilà j’ai passé du temps au Pérou, au Brésil, avec des Indiens aux Etats-Unis, en Asie, en Inde, en Israël enfin dans plein de pays, des gens, de traditions très différentes, des Soufis jusqu’à des pression mistake, des Hindous jusqu’à des Indiens, des chamans dans la forêt et puis donc j’y suis essentiellement  allé en fait pour ma guérison personnelle en fait pour ma propre transformation, parce que je trouvais quand je passais du temps là-bas et que je faisais ces expériences, je me sentais beaucoup mieux. J’avais l’impression d’avoir plus de lumière à l’intérieur , d’être plus heureux, d’être plus équilibré et puis au cours de ce chemin d’exploration personnelle essentiellement pour ma guérison propre,  l’appel de devenir, de faire ce métier-là parce qu’on peut appeler ça métier est apparu en fait.

 

Ok et donc aujourd’hui tu dirais quoi ? Tu partages un petit peu la voix pour montrer peut-être aux gens avec qui tu pouvais bosser avant ce qui est possible…

 

-Ouais la moitié de mon temps, je le passe en travail, je veux dire de coach même si je n’aime pas trop le mot parce que je n’ai pas l’impression d’être un coach, juste un partenaire qui supporte, qui aide les gens à se transformer à leurs côtés, pour les aider à trouver leur bonne voie. Donc je travaille avec des patrons d’entreprises, avec des entrepreneurs. Je fais des conférences comme je suis venu faire ici à Bangkok, voilà et puis l’autre partie de mon travail c’est le travail individuel, de travail de guérisseur même qui est très différent

 

Ouais même…en fait ma <0:28:29> ce n’était pas de ton travail. C’était ce call-in un peu, là où tu penses que tu dois aller, où tu focus ton attention tout le temps. C’est quoi finalement ? C’est quoi ta mission un peu aujourd’hui où comme toi tu l’as visualisé ?

 

– Ma mission bah aujourd’hui c’est faire le travail chamanique comme on appelle ça aujourd’hui. C’est l’appel que j’ai. C’est d’aller…de continuer à descendre dans ce chemin.

 

Cette exploration.

 

-Dans cette exploration, voilà qui est complètement guidé, dont je ne sais pas où je vais. J’écoute juste tous les jours et je suis ce que j’entends. C’est un peu bizarre surtout pour moi qui étais très scientifique, très dans ma tête. Ça m’a demandé énormément dans mon travail individuel de vraiment d’effacer mon ego  et d’être capable d’avancer dans le noir en sachant qu’au final c’est le bon endroit où je vais mais sans aucune idée d’où je vais. Ça c’est très difficile pour moi. Ca était la partie la plus difficile.

 

Je pense que c’est difficile pour beaucoup de monde finalement parce que c’est écouter des voix qu’on n’a jamais …

 

-Qu’on a jamais écouté, qu’on ne sait pas comment les écouter

 

C’est  marrant

 

-Il y a beaucoup de jugement aussi peut être dans la société par rapport à ça. Voilà, bon les gens sont de plus en plus ouverts à la spiritualité mais il y a encore pas mal de jugement par rapport à ce genre de travail.

 

Et je te mens, je ne te mens pas. C’est écrit ego la juste après parce qu’ justement je voulais te demander, en ce moment je lis un bouquin sur ça. Et c’est une question que j’avais posé, que je me pose pas mal et que j’ai posée à pas mal l’entrepreneur autour de moi. Je pense que l’ego est indispensable à tout homme en fait pour te driver, pour avancer, pour aller chercher de nouveau challenge mais que l’ego ne doit jamais nous dominer, ne doit jamais nous driver. Ça doit juste être une espèce de ressources dans laquelle on va piocher de temps en temps pour avancer. Tu parlais du coup de l’ego. Quand je pense que tu veux développer une boîte, build, faire beaucoup d’argent et il y a une notion d’ego, je pense qu’il doit être…qui est très fort, qui doit driver à ça. Derrière du coup tu as dit que tu as été laissé de côté son ego, est-ce que tu pourrais donner un peu plus d’informations sur ça ? Ta vision de l’ego ?

 

-Ouais, alors je pense qu’on peut développer une boite sans aucun ego. Ok voilà donc je pense qu’il faut pouvoir séparer la fonction cérébrale et le cerveau de faire les choses au quotidien et l’ego. L’ego c’est une distorsion du mind comme on dit du  cerveau qui se sépare des autres qui est par rapport au pouvoir, qui est par rapport à  écraser, qui est par rapport à dominer etc.

 

Donc pour toi, l’ego est inutile.

 

-Il n’est pas inutile. En psychologie, l’ego, il est très utile à l’enfant pour comprendre qui il est dans le monde. Il y a le stade bébé où il n’y a pas de séparation vraiment investi autour de lui. Après quand le bébé grandit un petit peu, un an, deux ans l’ego commence à se construire, il commence à dire : « Ah mais je suis séparé. Il y a le monde ici. Je peux toucher des choses. Il y a papa, il y a maman etc. Et dans les  premières années de l’enfance jusqu’à à peu près une dizaine d’années, l’ego permet à l’individu de se former. Il  comprend qui il est : « Je suis un garçon, je suis capable de faire ça etc. » Donc en fait il est un support intéressant sur le développement émotionnel, le développement du cerveau. Le problème c’est qu’après en tant qu’adulte ou jeune adulte, en tant qu’adolescent, l’ego va prendre le pouvoir et va complètement guider le reste de la vie. Voilà, et l’ego en général est essentiellement nourri par les peurs, les émotions d’enfance qu’on a eue, les traumas qu’on a eus etc. Et donc c’est en général par peur qu’on veut être… qu’on va avoir du succès

 

-D’accord

 

-C’est par peur très souvent qu’on veut être connu, voilà parce qu’on a besoin d’être là. On  a l’impression que si on n’est pas sur le devant de l’affiche, en dessous des projecteurs, on ne va pas être vu, on ne pas être aimé donc il y a plein de trucs en psychologie. On n’a pas le temps pour en parler en détail mais voilà. Après il y a d’autre voix qui est la voix du cœur, qui est la voix de cet appel dont j’ai parlé un petit peu, dans laquelle on a l’appel de notre âme, de pourquoi on est là etc. En fait, si on arrive à… d’abord écouter cette voix-là dans notre cœur et après utiliser le cerveau pour diriger ce que j’ai entendu parce que moi j’ai entendu en disant :  « Bah Guillaume, il va falloir que tu fasses ça. » Après, il faut que je me leve le matin, il faut que je  me brosse les dents, que je traverse la rue, j’écris mes bouquins, mes podcasts etc donc il  faut que je me sers de mon cerveau mais il est toujours nourri par une réflexion permanente, en permanence. Je sens mon cœur. Je n’écoute pas ma tête et en fonction du message, j’utilise le message pour l’interpréter et diriger ma vie.

 

Donc tu dirais qu’aujourd’hui c’est complètement sans ego donc ?

 

– Jamais sans ego parce que je suis humain. On a toujours un petit peu d’ego mais je pense que j’ai fait un travail important et qui n’est jamais terminé mais de façon à être le plus souvent possible dans mon cœur plutôt que dans ma tête.

 

-D’accord. Et tu conseillerais ca à tout le monde aujourd’hui de faire les choses sans ego entre guillemets ?

 

-Bien sûr parce qu’en fait ça permet d’avoir…on parlait de leadership et développement de boîte par exemple. C’est au cœur de ce dont je vais parler pendant  quelques jours c’est on peut avoir une communication qui est beaucoup plus authentique. On peut motiver les gens parce que les gens sentent quelque chose de réel. Là je ne suis pas en train de parler en disant : «  Tiens je vais savoir ce que les gens ils vont penser. Qu’est-ce que je vais leur dire pour aller là ? » Mais non je suis en train de parler juste de ce que je ressens. Si on est capable de faire un management de sa boîte à ce niveau-là, de monter un produit par rapport à ce niveau-là,  de monter un customer service par rapport à ça, de recruter, la boîte, l’entreprise va être complètement autour de ça. Et très bon…comme Patagonia  par exemple c’est un très bon exemple d’une boîte qui a été monté par quelqu’un qui n’avait pas d’ego mais qui était sur une mission très particulière. Et aujourd’hui la boite continue à tourner complètement avec ça. Les employés ne quittent jamais la boite. C’est une des boites qui a les meilleurs writing de satisfaction etc voilà mais il n’y a pas besoin d’aller dominer les gens ou les autres pour être compétitif sur un marché. Ce qui est très difficile parfois pour qu’un entrepreneur comprenne ça ou un  CO d’une grosse boîte. J’ai l’impression que pour être compétitif, pour être meilleur réseau il faut que j’écrase les autres. En fait, on fait d’un point de vue qui est différent c’est voilà c’est on ne se préoccupe pas des autres. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas d’aller de la compétition etc mais on essaie d’avoir  une boîte qui est vraiment guidée par une mission, voilà ! Et ça, ça va faire des employés très engagé. Ca va faire que les gens ont …

 

Des clients

 

-Des clients et surtout après le retour les clients ils vont reconnaître ça et les clients sont extrêmement fidèles. Il y a plein d’études qui ont été faites qui montre les boîtes qui ont souvent ces missions très fortes, qui ne sont pas juste du marketing, les clients même en temps de crise, ils restent très fidèle à ses boîtes-là. Ils n’arrêtent pas d’acheter même si elles sont plus chères. Etudes qui ont été faites en 2008 pendant la crise aux Etats-Unis, des boîtes qui faisaient du bio par exemple,  je conseille une boîte qui fait des produits laitiers bio et qui est beaucoup plus cher que la moyenne et qui a… les boîtes n’ont  pas descendu. Les ventes n’ont pas descendu en 2010. C’est la seule boîte dans le secteur de supermarché qui n’est pas descendu.

 

Parce que bonne communication de la valeur, valeur profonde et …

 

-Parce que les gens ont un vrai attachement à la marque parce qu’ils n’achètent pas un produit en fait. C’est une façon de vivre. C’est une vision de leur vie etc. Et la vision de ta vie, la façon de vivre, elle ne change pas en fonction des frais économiques donc voilà donc il y a plein d’études hein, statistiques et tout qui démontre que c’est la bonne voie. Et malheureusement ce n’est pas toujours ce qu’on a appris à l’école hein, quand on était petit

 

-Bien sur

 

-Qu’il fallait être meilleur que celui d’à côté, meilleur que l’autre classe, meilleur que tes copains etc. Ce sont des choses qu’on doit réapprendre en fait parce que je suis persuadé qu’on n’est pas construit cette façon à l’orignal. Ce sont des choses qu’on apprend mal.

 

-Ok. Qu’est-ce que tu dirais aujourd’hui au Guillaume de 2008 avant de fonder Totsy ?

 

-C’est-à-dire ?

 

Qu’est-ce que tu lui dirais ? Tu es avec Doc et Marty, tu prends la voiture de retour vers le futur. Tu te pointes vers toi. Qu’est-ce que tu te dis ?

 

– Si j’ai la voiture du retour vers le futur, je ne vais pas <0:36:21>. Je vais faire d’autres choses avant mais je lui dirai : « It is gonna be OK »

 

It is gonna be OK.

 

-Ya. Whatever will happen, it will be OK.

 

Ok, great ! Et du coup si tu pouvais faire autre chose avec la voiture, tu ferais quoi ?

 

-Peut-être voir dans le futur, dans 20ans, où je suis ?

 

Ok, curiosité. Ça marche. Est-ce que j’ai une dernière question intéressante pour toi ? Aller pour clôturer, on va clôturer là-dessus les amis. Des compétences ou des traits de caractère que tu as dû développer ou que tu as dû acquérir pour être un bon entrepreneur, pour être un bon leader, un bon entrepreneur et mener à bien tes projets ?

 

-Je crois qu’une des qualités principales c’est la résilience. C’est la résilience et je crois que c’est ce que j’ai appris au cours des trois boîtes ou quatre boites que j’ai monté dans ma vie. C’est pour ça que je retourne dans le passé et que je lui dirai : « You gonna be ok. » C’est d’être capable de prendre du recul quand les choses se passent, que ça peut être très émotionnel de monter sa boite. C’est en général très émotionnel hein. C’est un peu comme une petite amie hein parce que ce n’est pas un bébé…

 

Pire que ça.

 

-Pire que ça,  peut-être voilà. On est très attaché émotionnellement et c’est d’arriver à se détacher un petit peu émotionnellement de façon à prendre des décisions qui sont peut-être un peu plus réfléchis parfois, ne pas être complètement émotionnel. Ce qui est difficile quand on monte la boite de façon <0:37:47> et d’être résilient parce qu’on va avoir des mauvaises nouvelles, parce qu’il va avoir des moments où ça va être très dur et il faut être capable de rester droit dans la tempête. Pour moi, c’est ça le vrai patron. C’est qu’il y a une tempête. Tout le monde va paniquer et ils ont besoin d’un phare dans la tempête. C’est comme le phare. C’est de trouver  la lumière et de savoir où est ce qu’il est.  .Le leader c’est ça. C’est dans la tempête même s’il sait que c’est la fin, il doit rester, allumer son phare voilà,  jusqu’à la fin. Et c’est d’arriver à voir ça. Evidemment, moi c’est facile de dire aujourd’hui à 44 ans. Quand j’avais 25ans, je n’étais pas du tout comme ça. Donc je l’ai appris comme la vache qui va toucher la clôture électrique. Il fallait que j’aie touché la clôture électrique plusieurs fois pour comprendre…

 

Est-ce que tu penses qu’on a besoin de ça ? Je pense que c’est humain moi qu’on a toujours besoin de se faire mal pour comprendre.

 

-Voilà, je pense qu’on a besoin en effet d’expérience personnelle maintenant je pense qu’il y a des outils émotionnels, les outils de transformations, des techniques de respiration, des techniques de méditation et puis…

 

Puis de l’expérience des autres aussi

 

-L’expérience des autres qui permet de relativiser un petit peu et d’écouter ça en disant : « Bon, on va mettre un petit grain de sel, en disant : « Bon Ok peut-être ce n’est pas la fin du monde. » C’est dur à comprendre peut-être qu’on comprend intellectuellement, l’expérience intérieure on ne l’a vraiment qu’avec sa propre expérience mais bon ça peut aider à guider un petit peu et de ne pas complètement se laisser emporter par les émotions qui souvent dominer beaucoup le monde de l’entreprenariat.

 

-Ouais, carrément. Une astuce, un conseil, un mot de la fin que tu as envie de partager ?

 

-Je pense que…On en a parlé tout à l’heure avant l’interview. On parlait de l’aspect financier. Il y  a beaucoup d’entrepreneurs, moi, que je rencontre qui veulent être entrepreneur parce qu’ils veulent devenir millionnaires….

 

Gagner de l’argent

 

-Et gagner beaucoup de l’argent ouais et je disais voilà statistiquement c’est un des métiers où on fait le moins d’argent. Je le répète ici c’est si vous voulez faire de l’argent, ce n’est pas le bon métier. Il faut aller travailler en tant qu’avocat, dans le real estate ou dans la finance. Ce sont les métiers où on fait beaucoup d’argent, si on veut vraiment faire de l’argent. Par contre, si on a une motivation qui <0:39:59> un projet de vie, un projet, quelque chose qu’on a vraiment envie de développer, qu’on a toujours eu envie, on est sûr qu’il y a un truc qu’on veut faire, à ce moment-là, il faut y aller.  Il faut foncer et il ne faut pas regarder en arrière. Il ne faut jamais regretter. Il faut le faire parce que de toute façon, on le regrettera si on ne l’a pas fait. Il faut tout abandonner, il faut poursuivre le truc et puis voilà, de toute façon, on n’aura pas perdu les skills qu’on avait

 

Les expériences

 

-Même si on va quitter un gros job un an après, on peut toujours retourner dans l’industrie où on était etc. Donc mais je pense qu’il faut vivre avec cette passion. Moi j’ai toujours vécu de façon très passionnelle toutes les choses dans ma vie et l’aventure d’entreprenariat, il faut être passionne. Il n’y a aucun autre moyen d’arriver à traverser toutes les tempêtes qu’il faut traverser pour avoir le succès à la fin.

 

Très beau ! Super vidéo en tout cas. Moi je suis gavé là donc j’espère que vous aussi, vous êtes gavés les amis derrière votre écran. Beaucoup d’inspiration, beaucoup de retours sur expérience. Est-ce que tu auras l’idée d’un titre qu’on pourrait donner à cette vidéo ?

 

-Un titre pour la vidéo?

 

-Ouais

 

-Humm, je ne sais pas

 

Moi j’ai envie de faire un paradoxe forcément du coup entre tes deux vies.

 

-De de Time Square au jungle du Perou ?

 

Why not ? Ça me plaît beaucoup. Merci beaucoup Guillaume en tout cas. Merci beaucoup les amis. N’hésitez pas à laisser un like, un commentaire. Mettez des questions en dessous si vous avez des questions pour Guillaume,  pour son histoire. Partagez cette vidéo si elle vous a inspiré, si elle vous a plu. On vous dit à très vite

Ciao

 

-Au revoir

 

Si toi aussi, tu veux profiter d’un Millionnaire mindset en OR, rejoins-nous !

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